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No001Septembre 2026 · 5 min de lecture

Financer sa PME sans intérêt

Pour ce premier numéro, on entre dans le concret : comment une entreprise se finance sans passer par le crédit à intérêt. Panorama des solutions, comparatif express, et l'état réel du marché français.

Financement
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L'édito

Bienvenue dans la première édition de la lettre de 100 R.I.B.A. Chaque mois, on décrypte la finance éthique et sans intérêts, sans jargon, autour de quatre rendez-vous : le Radar France (ce qui bouge chez nous), le grand dossier (un sujet creusé en profondeur), le benchmark (on compare pour vous) et la lecture du mois.

Pour commencer, une question très concrète que beaucoup d'entrepreneurs se posent : comment financer son activité sans crédit à intérêt ?

Radar France

Le marché français de la finance sans intérêts reste jeune. L'offre grand public est encore limitée : quelques établissements et fintechs proposent des financements conformes, surtout sur l'immobilier, plus rarement pour les entreprises.

La demande, elle, grandit. De plus en plus de particuliers et d'entrepreneurs cherchent des solutions alignées avec leurs valeurs. Le retard sur des places comme Londres tient surtout à un cadre encore peu structuré et à un manque d'acteurs, pas à un obstacle de principe.

Le grand dossier

Plutôt qu'un prêt qui fait courir des intérêts, la finance éthique relie le financement à un bien ou à un projet réel. Trois montages reviennent le plus souvent.

  • Acheter puis revendre avec une marge fixe (mourabaha) : le financeur achète le matériel et vous le revend un peu plus cher, payable en plusieurs fois. La marge est connue d'avance et ne bouge jamais.
  • Louer avec option d'achat (ijara) : le financeur achète le bien et vous le loue ; au terme du contrat, une option d'achat prévue dès le départ vous permet d'en devenir propriétaire.
  • S'associer et partager (moucharaka) : l'investisseur et vous mettez de l'argent en commun ; vous partagez les bénéfices selon une clé convenue, et les pertes au prorata des apports.

Le point commun : on ne paie jamais le simple fait d'emprunter. La rémunération vient d'un vrai échange ou d'un risque réellement partagé.

Le benchmark
  • Mourabaha : idéale pour un achat identifié (matériel, stock, véhicule). Le coût total est connu dès le départ.
  • Ijara : utile quand on veut d'abord utiliser le bien avant de l'acheter. La souplesse de la location, avec une sortie vers la propriété.
  • Moucharaka : pour un vrai projet à plusieurs, l'investisseur accepte de partager le risque comme la réussite.

À retenir : le bon montage dépend de ce que vous financez et du niveau de risque que chacun accepte de porter.

La lecture du mois

Avant d'entrer dans les montages, il faut comprendre ce qu'on cherche à éviter. Notre dossier de fond sur le riba pose les fondations sur lesquelles reposent toutes les solutions ci-dessus : d' vient l'interdiction de l'intérêt, et ce qu'elle recouvre vraiment.

Lire « Le riba : comprendre l'interdiction de l'intérêt »
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